Mardi 3 novembre 2009

On a tendance à croire qu’il y a une sorte d’équivalence idéologique politique et électorale, entre « écologistes » et « verts ». Les deux mots sont considérés comme pratiquement synonymes, et les médias qui ne s’embarrassent pas de nuances, s’emploient allègrement à les confondre. Et cela malgré la présence de mouvements –certes peu importants- d’« écologistes indépendants », malgré l’irruption d’Europe Ecologie, regroupement plus ouvert, moins sectaire et plus libéral que les verts. Pour les médias cela ne change pas grand-chose, ils continuent à répandre l’idée que tout citoyen, préoccupé par les questions écologiques et soucieux de la protection de l’environnement, doit adhérer aux préjugés, aux thèses, aux injonctions des « verts ». Et voter pour eux. 

 

Or, il est une autre manière de défendre l’environnement, il y a une autre écologie politique, que l’on pourrait appeler « l’écologie bleue ». Cette écologie politique différente, n’est pas représentée par un parti (au nom de quoi d’ailleurs un parti devrait-il s’approprier cette préoccupation universelle ?), mais se retrouve portée  et  mise en œuvre par le gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République.

 

1- A la différence de l’écologie verte (teintée de rouge), « l’écologie bleue » veut favoriser la croissance qui est la condition du développement et du progrès. La décroissance ou le ralentissement de la croissance voulus par les « verts », serait catastrophique pour le pouvoir d’achat et  pour l’emploi - on le voit bien dans cette période de crise - et diminuerait les moyens disponibles pour une politique sociale comme pour une politique écologique. Oui, il peut y avoir une écologie de la croissance, d’autant que les investissements réalisés dans les secteurs de l’énergie, des  transports - développement des transports en commun et des transports « propres », sans pénaliser les utilisateurs de voiture individuelle - du logement, participeront à cette croissance et au développement.  

 

2- « L’écologie bleue » est une écologie offensive qui compte sur le progrès et l'innovation pour assurer la protection de l’environnement. Plus que sur la restriction, la privation, sur la limitation culpabilisante de la consommation, l’écologie bleue considère que c’est par des investissements massifs dans la recherche, par  les progrès de la science et de la technique que nous protègerons le mieux et de manière la plus durable, notre environnement. Ce n’est pas en adoptant une attitude défensive, en restreignant de manière drastique la consommation d‘énergie, et certainement pas  en renonçant au nucléaire – énergie propre, qui assure notre indépendance énergétique - que nous « sauverons » la planète, mais bien en accélérant les efforts de recherche et de mise en oeuvre des énergies renouvelables.  Nous ne voulons pas de cette fausse écologie, tournée vers le passé, effrayée par tout changement, opposée au progrès et prônant une utilisation paralysante du principe de précaution.

 

 

3- « L’écologie bleue » est une écologie de la liberté et de la responsabilité. Elle respecte, autant qu’il est possible, le libre arbitre des individus et des sociétés. Refusant l’écologie tyrannique et  punitive qui est celle du parti  « vert », nous ne voulons pas imposer des règles contraignantes ou infliger des contributions et des charges excessives. Nous voulons inciter et non contraindre à une attitude écologique. Les exemples de la taxe carbone (fixée à un niveau raisonnable, et compensée) ou du bonus-malus automobile vont clairement dans ce sens de l’incitation : ceux qui font des efforts et pollueront moins seront gagnants quand seuls ceux qui continueront à polluer paieront davantage. L’écologie ne doit pas être un élément d’une idéologie opposée à l’économie de marché et au dynamisme économique, en  emboîtant le pas  à l'extrême gauche, mais doit participer au développement nécessaire et peut s’intégrer à la politique  de réforme et de modernisation voulue par le gouvernement.

 

 

Cette « écologie bleue », dont les principes, qui commencent à se concrétiser dans le cadre du « Grenelle de l’environnement » et se sont étendus à l’Europe lors de la « présidence française », s’affirme comme une écologie pragmatique et de progrès, une écologie efficace, responsable et ambitieuse. C’est celle que défendront les listes d’Union de la majorité lors des prochaines élections régionales et c’est celle qu’elles mettront en œuvre dans les Régions, si les Français leur accordent majoritairement leur soutien.

 

Marc d’Héré

 

                                                                                       


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Jeudi 29 octobre 2009




L'Edito

G20 : le début d’une longue marche

Voici la troisième édition du G20, cette réunion des principaux pays de la planète économique. Une nouvelle fois au nom de la France, Nicolas Sarkozy a porté un message, fort, de nature à favoriser la transparence, la régulation, la moralisation de la vie économique mondiale, à faire sortir le monde de la crise meilleur qu’il n’y était entré.

Que ce soit à propos des bonus, système absurde qui pousse les agents des banques à prendre sur les marchés des risques inconsidérés et nuisibles à l’économie réelle pour recevoir des rémunérations qui ne sont en rien basées sur la richesse créée, que ce soit à propos des paradis fiscaux et règlementaires, trous noirs par lesquels une part significative de la richesse créée s’écoule dans l’ombre, les résultats de ce sommet montrent que la volonté paie.

Le grand rééquilibrage de la répartition des richesses créées, entre les salariés, l’investissement et les actionnaires, reste l’objectif à atteindre pour que ne se reproduisent plus les graves déséquilibres qui ont conduit aux épisodes de la crise que nous avons connue il y a un an. Cette perspective, but avoué de l’action du Président de la République, comme les questions précédemment évoquées, constituent le cœur des urgences telle qu’une politique de gauche responsable peut les établir aujourd’hui. Elle constitue une perspective de longue haleine qui demandera persévérance et opiniâtreté, mais l’importance est d’avoir en tête ce que sont les grands objectifs d’une politique. Comment pourrions nous ne pas nous reconnaître totalement dans l’action du Président…

En parlant au nom de la France c’est aussi à l’oreille des gauches européennes que le message de Nicolas Sarkozy a raisonné. Au delà de la gauche, le choix de la raison dans un monde en proie à une des plus grandes crises économiques de son histoire, commande de se tourner vers des solutions que depuis longtemps, en Europe, un certain nombre de voix clairvoyantes avaient proposé.

Certes, dans notre pays, les socialistes et la gauche traditionnelle ne l’entendent pas de cette oreille. Tout ce qui est fait par la majorité ne mérite que critiques acerbes et convenues.

Mais à l’heure d’un premier bilan, un an après l’éclatement de cette grande Crise que voyons nous ? Le plan français de relance  a privilégié la création de richesse sur l’assistanat le résultat est là : parce que des pans entiers de notre industrie ne se sont pas effondrés, contrairement à certains de nos voisins, qui ont choisi d’aider d’abord les ménages, la consommation des Français n’a pas reculé et n’a pas conduit au déclenchement de la spirale mortifère qui menaçait. Le versant social n’a pas été absent, avec le doublement de l’indemnisation du chômage partiel, l’extension du contrat de transition professionnelle qui est le début de la Sécurité sociale professionnelle, et le RSA, qui sont venus, comme filet de sécurité pour ceux que le traitement économique de fond n’a pu faire échapper aux difficultés. La politique du gouvernement ne laisse personne au bord du chemin.

À Pittsburg, au sommet du G20, le FMI l’a dit, (comme l’OCDE avant lui), la France est le pays le moins atteint par la crise, celui ou la récession se résorbe le plus vite, c’est parce que l’effort social réalisé l’a été en même temps qu’un effort vers la création de richesse. Nous avons exactement fait le contraire de ce que préconisait l’opposition. Et nous avons eu raison. Pour répartir des richesses, il faut d’abord créer les conditions de leur création. Il n’y a de bonne politique économique que celle qui réussit. Dans la tourmente que nous vivons et à l’échelle de ce que peut un gouvernement national, qui pourrait contester aujourd’hui que nos choix aient été les bons…

Jean-Marie BOCKEL
Président de La Gauche Moderne

 

Extrait du discours prononcé par
Jean-Marie BOCKEL lors des
Rencontres Nationales de La Gauche Moderne

Notre rendez-vous de Mulhouse, à la fin de l'été devient une habitude, une bonne habitude, et c'est l'occasion de regarder le chemin parcouru par l'actualité mais aussi par La Gauche Moderne. En un an qu’y a-t-il de changé ?

La croissance faible, qui ne suffisait pas, à elle seule à créer les emplois nécessaires, avait permis, grâce à une politique volontariste de faire reculer le chômage pendant plus d’un an.

La crise mondiale, sans précédent dans son ampleur a changé totalement la donne.

Crise seulement financière d’abord, elle est vite devenue crise économique, et rapidement – lorsqu’elle a mis à jour les excès de la finance – crise morale.

Dans cette situation entièrement nouvelle qui bouleversait la donne à tous points de vue, marquait la fin de la suprématie américaine et l’arrivée d’un monde multipolaire l’attitude de la France qui présidait l’Union européenne était décisive pour l’avenir.

Nicolas Sarkozy, dans les mots à Toulon, dans les actes avec le G20 a montré que notre choix de le suivre dans la politique de réforme engagée était plus fondé encore, que nous ne le pensions.

C’est dans l’épreuve qu’on juge le capitaine.

L’épreuve a montré de sa part, bien sur le sang froid et la détermination nécessaires, mais pour nous, une grande qualité d’écoute à toutes les suggestions venant de la gauche et qui ont marqué nettement la politique de la France dans cette crise :

Que ce soit la bataille pour la moralisation du capitalisme,

la bataille pour rééquilibrer le partage de la richesse créée entre investissement actionnaires et salariés,

le discours devant l’organisation internationale du travail,

comme les mesures prises en faveur des travailleurs en chômage partiel ou l’extension du contrat de transition professionnel

toutes les idées qui nous étaient chères entraient à l’occasion de la crise, par la grande porte, dans les mots et les actes du gouvernement.

On m’a dit à ce moment là – enfin des journalistes m’ont dit – « mais enfin, vous êtes de gauche et on ne vous entend jamais vous démarquer de Sarkozy qui est de droite ». Mais encore aurait-il fallu que nous ayons quelque chose à reprocher à l’approfondissement de la politique engagée causé par la crise. Toutes les mesures sont allées dans le sens de ce que j’ai souhaité ou approuvé chaque semaine lors des réunions de la majorité autour du président, où je représente La Gauche Moderne, et j’allais protester ?

Sur la base de cette politique avec laquelle nous étions totalement en phase nous nous sommes développés dans les villes et les régions. Nous sommes aujourd’hui présents sur quasiment tout le territoire national, avec des structures installées et opérationnelles.

La campagne des élections européenne a été l’occasion d’accélérer ce développement, en même temps que notre insertion plus grande dans chaque agglomération, chaque département dans la majorité, ses cadres d’action et ses initiatives locales.

La voie de l’Union choisie par la majorité a été payante. Sans elle, c’est vrai La Gauche Moderne n’aurait pas eu deux députées européennes. Jean-Claude Gaudin a raison. Sans elle probablement l’UMP ne serait pas passée de 17 à 24 députés européens non plus ! Cette union c’est notre victoire commune, c’est notre force, et nos devons la préserver pour les prochaines échéances. Et c’est par des propositions dynamiques modernes, répondant aux attentes des Français que nous renforceront cette union et son attractivité pour les électeurs.

Aujourd’hui la majorité s’est élargie. Comment ne pas s’en réjouir, si on est convaincu que l’orientation mise en œuvre par le Président, comme la politique menée par le gouvernement sont les bonnes.

Je voudrais à cette occasion revenir avec précision sur les débats de cet été, et mes interventions, dont j’ai lu dans la presse qu’elles étaient souvent très mal interprétées.

Lorsque le 4 août Philippe de Villiers annonce sa participation au comité de liaison de la majorité, la direction de son parti le Mouvement pour la France, annonce que ce parti ne se sent en rien engagé et ne soutiendra pas pour autant la majorité, et gardera son franc parler.

J’ai dit, avec les mots dont vous vous souvenez, qu’une telle attitude était profondément déstabilisatrice. Dans la majorité, si certains partis y participent loyalement et d’autres sont exonérés de la solidarité, cela ne peut pas réussir. Les français n’y croiront pas. Ils ne verront qu’un regroupement de circonstance contre l’opposition. [...]

Retrouvez la suite du discours sur le site internet de La Gauche Moderne :
http://www.lagauchemoderne.org

 

 

L'agenda

Samedi 18 septembre 2010 : 3ème édition des Universités d'Ete de La Gauche Moderne

 


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Jeudi 29 octobre 2009



Brigitte MAUROY
Conseillère Municipale
Responsable Régionale de la Gauche Moderne

Vous invite au Café Politique, organisé par :

Béatrice CZERNIAK et Hafid CHEHIH.

Il se déroulera :

Le Jeudi 5 novembre 2009
De 19h30 à 21h30

A la Brasserie de la République
117/119 boulevard de la Liberté (angle du boulevard et de la rue Jean Sans Peur)

Thème : Prévention Délinquance Jeunesse ?
Etat des lieux
Le point de vue des agents de sécurité
Le point de vue des policiers
Proposition et synthèse


Venez nombreux ....

Brigitte Mauroy

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Dimanche 25 octobre 2009


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Lundi 19 octobre 2009

Vendredi 16 octobre 2009

Surendettement : osons le courage politique !

Le surendettement est une plaie sociale, qui frappe d’abord les plus fragiles.  Ce constat est largement partagé, les mesures pour lutter contre ce phénomène connues.  Pourtant, grâce à un lobbying efficace des bénéficiaires de ces pratiques (organismes de crédit à la consommation, grandes surfaces, etc.), rien ne bouge.  Une discussion au Parlement est prévue pour cet hiver à ce sujet.  Il ne s’agit pas ici de stigmatiser tel organisme financier, ni même d’interdire tel type de crédit (revolving).  Il s’agit uniquement de proposer la mise en place des mécanismes qui permettent d’éviter que des ménages se retrouvent surendettés, souvent sans que cela soit lié à un manque de revenus.

 

Quelles mesures prendre ?

1/ Mettre en place le fichier positif.  Aujourd’hui, la France dispose d’un fichier négatif, c’est-à-dire listant les ménages présentant des incidents de paiement.  Le fichier positif, qui a été mis en place avec succès en Belgique (réduction drastique du nombre de surendettés), consiste à tenir un fichier de tous les crédits contractés par les ménages, l’objectif étant que les organismes de financement n’accordent pas de nouveau crédit aux ménages déjà lourdement endettés (seuil à définir : 40% du revenu disponible ?).  Bien sûr, des garde-fous s'imposent pour qu'un tel fichier ne soit pas exploité commercialement (la Belgique a trouvé les parades, inspirons-nous en).

 

2/ Abaisser le taux de l’usure à 10-12% (taux interbancaire plus 10% ?).  Cela limitera mécaniquement les taux des crédits court-terme, qui atteignent souvent plus de 16% aujourd'hui, et abaissera le niveau de risque que les organismes financiers sont prêts à prendre.

 

3/ Impliquer le Trésor Public : les amendes ou impôts non-payés finissent par représenter des montants très importants.  Cela aggrave la difficulté des ménages fragiles.  Le Trésor Public accepte souvent un échelonnement du paiement, parfois même l’impose par le biais d’une saisie sur salaire, mais accepte rarement d’effacer les pénalités de retard.  Quand on gagne le SMIC, un paiement de 90 euros représente un gros montant.  Sauf à effectuer des démarches, compliquées quand on travaille, le paiement est exigé en une fois.  Sans doute faut-il prévoir un paiement en 6 fois sans frais pour toutes les amendes.

 

4/ Limiter la vente couplée produit/crédit et clarifier les engagements des cartes Magasin de fidélité et de paiement.  Aménagement de la maison, loisirs : de nombreux commerces s’appuient sur des mensualités très faibles pour vendre leurs produits.  C’est l’accumulation de ces petits crédits qui souvent crée les conditions du surendettement.  De même, les cartes Magasin sont souvent des crédits revolving déguisés.  Il convient de réfléchir à mieux séparer vente du produit et financement, et à mieux informer les consommateurs des services qu’ils achètent.

 

En conclusion, quelques pistes simples à mettre en oeuvre existent.  D'autrres pays se sont déjà emparés de ce sujet, avec réussite.  Exhortons nos députés à agir dans le sens de l'intérêt général ! Lutter contre le surendettement, c'est oeuvrer à la cohésion sociale...

 

Par Simon-Pierre Trezeguet


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