Jeudi 9 juillet 2009

Immédiatement après la défaite subie lors de  l’élection présidentielle de 2007, les socialistes avaient appelé à la refondation de leur parti et annoncé leur volonté de reconstruire un puissant parti d’opposition, réuni et rénové, doté d’un vrai projet de gauche.  Deux années ont passé et non seulement le parti socialiste n’a pas avancé sur cette voie, mais il s’est même encore enfoncé.

 

Beaucoup de responsables du parti socialiste  se sont éloignés, souvent  pour rejoindre la majorité présidentielle, ou  lui apporter son aide dans la courageuse politique de réforme qu’elle mène sous l’impulsion du Président de la République. C’est le cas aussi de nombre de ses militants,  qui s’éloignent, collectivement comme ceux qui ont fondé le Parti de Gauche avec Mélenchon, ou individuellement comme ceux qui se contentent, déçus, écoeurés, de ne plus se manifester. Se sont éloignés aussi ses  sympathisants et ses électeurs, comme l’a montrée la récente élection européenne, au cours de laquelle les socialistes sont passés de 30 à 16% des voix !

 

 Cet affaiblissement, ce rétrécissement,  n’ont pas atténué les divisions au sein d’un parti en miettes, plus déchiré que jamais entre les ambitions contradictoires et implacables d’Aubry, Royal, Delanoë, Hollande, Fabius, Hamon, Valls ou  Moscovici, pour ne citer que celles qui s’expriment le plus ouvertement. Aucune  coopération ne peut s’y exercer. Chacun n’agit que pour son intérêt personnel, dans le but d’être le mieux placé pour 2012 et cherche donc essentiellement à neutraliser et à contrer tous les autres. Aucun leader incontesté ne peut se dégager et se faire accepter dans le parti, d’autant moins qu’aucun d’entre eux, n’a l’envergure ou le talent de s’imposer sur la scène nationale.

 

Quand à la « rénovation » et au « projet » ! C’est le troisième échec du parti, le plus grave certainement et qui, pour une grande part, conditionne les deux autres.

Depuis 2007, aucun début de rénovation n’est intervenu, ni dans les méthodes ni dans les propositions. Et cela ne changera pas. Les socialistes n’ont aucune possibilité d’élaborer un projet novateur et réaliste. A cause de leurs divisions bien sûr mais surtout parce qu’ils sont pris dans un  piège dont ils ne sortiront pas. Il n’y a pas place, face à la politique menée par Nicolas Sarkozy, pour un autre projet fondamentalement différent et pouvant alimenter une opposition de  type «  gouvernemental ».

 

Parti de gouvernement (ou du moins se considérant encore comme tel),  le parti socialiste, ne peut, malgré son envie, adopter les positions de l’extrême gauche, ou se contenter des éructations populistes d’un Bayrou. Il  est dans l’obligation pour être crédible, de présenter des propositions,  un projet qui apparaisse cohérent, novateur et  applicable. Or il n’y en n’a pas d’autre que celui de Sarkozy et de la majorité, ou du moins pas d’autre qui puisse apparaître comme une véritable alternative.

 

S’il confirme son abandon d’un projet « révolutionnaire », le PS doit se résoudre à accompagner la réponse de Sarkozy à la crise,  à approuver ses principales réformes,  à adopter ses grandes orientations. Son opposition ne pouvant alors se  manifester que par une éventuelle contestation de l’ampleur, des modalités, du rythme des réformes,  par un désaccord éventuel sur les  méthodes  et par quelques autres propositions marginales. Il n’y a pas d’autre voie sérieuse. Mais cela exigerait que, comme ailleurs en Europe, le Parti socialiste fasse le choix d’une opposition moins « théologique », moins brutale, moins frontale que celle qu’il adopte et à laquelle il ne veut manifestement  pas renoncer. D’ailleurs, s’il le faisait, il perdrait immédiatement ses alliés de la gauche radicale dont il a un impératif besoin au second tour, pour avoir une chance d’être élu. Seule la voie de l’archaïsme, et du  conservatisme flou paraît s’ouvrir devant  lui, mais elle est sans issue.

 

Alors, pour lui point de salut. Il ne sortira pas du piège.   Avec quelques hauts et beaucoup de bas, son  déclin, inéluctable et sans doute plus rapide qu’on ne pouvait le penser il y a deux ans,  se poursuivra. Il se transformera en une petite SFIO, en attendant qu’un vrai parti de gauche,  réaliste,  responsable et rassembleur vienne (en partie avec certains de ses membres actuels) le remplacer. C’est l’objectif de   La Gauche Moderne.

 

Marc d’Héré

Mercredi 8 juillet 2009


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Samedi 4 juillet 2009
Dans le cadre de la préparation de la première réunion Comité de liaison de la majorité, ce soir, Jean-Marie Bockel vient d'adresser à ses homologues des autres formations de la majorité, Xavier Bertrand pour l'UMP, Hercé Morin pour le Nouveau Centre, et Eric Besson pour les progressistes, le courrier suivant :

" Chers Amis,

Une émotion - légitime - est ressentie dans le pays à l'idée que le Front nationla puisse remporter la mairie d'Hénin-Beaumont, à l'issue de la gestion pitoyable et scandaleuse du maire socialiste sortant, aujour'hui sous les verrous.

Malgré une campagne volontaire et courageuse de ses forces locales, la majorité sera absente au second tous de l'élection municipale. Mais cela ne signifie pas que nous nous désintéressions de l'issue de ce scrutin emblématique.

C'est pourquoi je vous propose que lors de sa séance inaugurale, le Comité de liaison de la majorité adopte un appel solennel aux électeurs d'Hénin-Beaumont pour qu'ils votent en faveur du candidat issu d'un parti républicain afin de barrer la route, ce dimanche, à tout ce que représente le Front national.

Bien à vous,


Jean-Marie Bockel

La Gauche Moderne
Le 30 juin 2009."

La Gauche Moderne :
Président : Jean-Marie Bocke
Porte-parole : Marielle Gallo et Daniel Marsin

Contact presse :
Emmanuel Dupuy
pour la Gauche Moderne
06 61 34 79 78
emmanuel.dupuy@noos.fr

Pour mémoire :
Nathalie Dumas
Attachée de presse de Jean-Marie Bockel
06 71 26 40 28
nathalie.dumas@justice.gouv.fr

La Gauche Moderne : http://www.lagauchemoderne.org/




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Samedi 4 juillet 2009

...Par Elie Arié.... Publié aussi dans Marianne2 ...

 

Elie Arié, cardiologue et enseignant, revient sur la réforme de la tarification hospitalière qui vient d'être votée dans le silence. Et dont les conséquences nous concernent tous. Une récente Tribune Libre du Monde, signée par un certain nombre de professeurs de Médecine (« L'hôpital public ne doit pas devenir une entreprise » ) s'élevait, comme chaque fois qu'un système tente d'introduire de la transparence dans l'activité médicale, contre la nouvelle tarification à l'activité, pourtant défendue par tous les partis de gouvernement, de gauche comme de droite, et par la Fédération Hospitalière de France, représentant les hôpitaux... publics, et présidée par l'ancien Ministre socialiste de la Santé Claude Evin. Il serait utile que les Français soient informés sur cette question, moins technique qu'il n'y paraît, et qui les concerne évidemment tous au premier chef. La tarification à l'activité est intrinsèquement une bonne chose. En gros, on répartit l'Objectif National des Dépenses d'Assurance Maladie (ONDAM = la somme totale des dépenses annuelles de la médecine de ville et hospitalière, votée chaque année par le Parlement) entre les établissements en fonction de leur activité réelle, et non plus en fonction d'un budget reconduit à l'identique depuis 20 ans, au mépris des évolutions démographiques de chaque territoire. L'assurance maladie paie désormais un forfait fixe par Groupe Homogène de Séjours (par exemple, une même somme pour chaque appendicectomie sans complication sur un sujet de 15 à 60 ans). Ce qui suppose de savoir précisément ce que coûte chaque activité d'un hôpital donné, et de se caler sur des pratiques moyennes nationales (tant de jours, de temps médical, de temps infirmier, de coûts administratifs, de temps de bloc opératoire pour mon appendicectomie) pour ne pas perdre d'argent sur un séjour. Ou bien faire des choix stratégiques : un hôpital doit être à l'équilibre dans son ensemble, pas sur chacune de ses activités. Il peut choisir d'équilibrer ses activités non rentables, mais correspondant à des exigences de service public, avec des activités rentables (toutes les réanimations ayant un taux d’occupation inférieur à 50 % sont déficitaires, ça ne veut pas dire qu'on les ferme). Pour prendre les décisions de ce type, la loi permet désormais un dialogue constructif entre ceux qui utilisent et qui fournissent par leur activité la ressource d'un établissement (les médecins) et ceux qui la gèrent (l'administration). Ce dialogue est incontournable dans un système contraint, qui doit être géré et non plus administré. Ce ne sont pas les réformes en cours qui augmentent la durée de vie, et par là-même le besoin de soins, ni la technicité de la médecine. Chaque année le Parlement doit voter un Objectif National des Dépenses d'Assurance Maladie croissant. Le vrai choix de société, c'est le niveau de cet ONDAM, et pas la façon dont on répartit les ressources ainsi définies entre les hôpitaux. On sait qu'on n'a plus assez pour soigner tout le monde avec les structures actuelles. Que faire ? Dire « Il faut des moyens » ? Peut-être, mais il faut voir lesquels, et jusqu’à quel niveau, si on ne veut pas se cantonner au classique « demander plus à l’impôt et moins au contribuable ».

 

 

Le deuxième axe de réflexion, c'est réformer non plus les règles de financement, mais les structures hospitalières. Car la tarification à l'activité n'est qu'un outil de redistribution entre les structures existantes. En gros, accepter de regrouper les activités de court séjour (médecine et chirurgie aigües, maternités) sur des gros plateaux techniques de territoire qui permettent une meilleure qualité de soins et des économies d'échelles (en plus d'être plus attractifs pour des médecins qui refusent de plus en plus de travailler en petites équipes pour partager les gardes et les astreintes). Pour les petites communes, garder des antennes d'urgences,des services de médecine polyvalente et du moyen séjour, en plus d'activités de gériatrie. Ce système ressemble plus à ce qui se fait ailleurs, et garantit aux communes qui cèdent une partie de leurs activités de court séjour de conserver l'emploi local. En gros, la France est sous-dotée en gériatrie et moyen séjour, mais surdotée en court séjour par rapport à ses voisins. Les patients âgés et les patients de réadaptation/rééducation ne sont pas pris en charge dans les lits (et par les personnels) les plus adpatés, et en plus coûtent plus cher à l'assurance maladie quand ils sont hébergés dans des lits « surmédicalisés » (là où les équipes savent utiliser les équipements complexes, mais pas stimuler ou toiletter un vieux).Perdant/perdant. Aujourd'hui, on a réformé les règles du jeu, mais contrairement à ce que disent Patrick Pelloux et Jean-Pierre Pernaut (étrange collusion de fait),on avance très peu sur les réorganisations territoriales. Parce qu'au pays de Clochemerle, les élus locaux, qui prennent les décisions importantes via les Conseils d'Administration, ne sont jamais d'accord sur les projets de réorganisation territoriale, et préfèrent voir crever à petit feu leur hosto. De son côté, l'Etat peut imposer les rapprochements, mais ne le fait pas non plus du fait du même défaut de courage politique. Ce qui fait que tout le monde y perd. Le statu quo est absolument destructeur. J'ai 50 exemples en tête : ce sont les mêmes élus, de droite comme de gauche, qui manifestent avec leurs écharpes tricolores pour sauvegarder une maternité où ils n’enverraient pas accoucher leur chatte, et qui reconnaissent en petit comité qu'ils n'ont pas le choix à 1/2/3 ans des élections. Et qu'ils envoient leur famille se faire soigner au CHU, parce que leur hosto est une calamité. Ce n'est pas l'idéologie dominante aujourd'hui qui crée l'hôpital à 10 vitesses : il existe depuis longtemps.

 

 

Le privé n'a aucune contrainte

Restent des propositions valables : pourquoi ne pas réajuster les nouvelles règles de financement pour mieux prendre en compte les spécificités du public ? Deux aspects doivent être travaillés, et l'article les relève : la part de forfait pour les missions de service public dans le financement à l'activité, et la remise en cause de la convergence entre tarifs versé au public et au privé pour une même prestation. Cette convergence tarifaire est un vrai cauchemar.

 

Car le vrai problème pointé par ce genre de collectifs, ce sont les rapports entre public et privé. Et là, il y a beaucoup à dire. En gros, le public a encore pas mal de marge pour s'organiser aussi bien, c'est absolument indéniable, mais même s'il y parvenait un jour les dés resteraient pipés. Le privé n'a aucune contrainte, et il finira par toucher autant que l'hôpital pour chaque séjour réalisé. Il peut embaucher des personnels 5 fois plus rapidement, et se débarrasser de ceux qui plombent le travail des équipes.

 

Il peut pénaliser un praticien qui arrive 1 heure en retard au bloc alors qu'une équipe entière l'attend parce qu'il veut finir ses 18 trous. Il peut ouvrir ou fermer une activité avec la même célérité. Il n'a pas de missions de service public ultra onéreuses à assurer. Il peut s'engager auprès d'un hôpital qui bat de l'aile à boucler un partenariat dont il pourra in fine se retirer quand il voudra. Là où le système est incompréhensible (ou bien hélas l'est-il bien trop), c'est qu'il tolère ces déséquilibres et fait comme s'ils n'existaient pas.

 

Le vrai problème que pose l’hôpital privé est que, devant distribuer des profits élevés à court terme à ses actionnaires, ceux-ci peuvent, à tout moment, décider de se retirer de ce secteur s’ils ne le jugent plus assez rentable, et ruiner en une journée le laborieux équilibre entre public et privé que la loi Bachelot tente de mettre sur pied ; nous serions à l’abri de ce risque si, comme aux Etats-Unis, la majorité de nos hôpitaux privés avaient le statut de Fondation, et devaient obligatoirement réinvestir tous leurs profits : mais « la question ne sera pas posée »

 

 

Elie Arié

 

Cardiologue, Enseignant-Associé à la chaire d'Economie et de Gestion des Systèmes de Santé du Conservatoire

 

 


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Samedi 4 juillet 2009

L’instruction est la fois la meilleure arme qui puisse être fournie aux individus dans le monde changeant d’aujourd’hui, et la meilleure garantie pour la compétitivité de nos économies, c'est-à-dire aussi la meilleure garantie du maintien des avancées sociales dont bénéficient nos sociétés européennes et particulièrement la nôtre. Les deux notions sont liées et on ne gagnera pas le pari de l’efficacité sans gagner aussi celui de la justice et de l’équité.

Lieu d’apprentissage pour les jeunes, lieu où s’inscrit la possibilité d’une vraie égalité des chances pour les diverses catégories sociales, et lieu où se construisent les chances de la nation dans la compétition économique mondiale, l’école est le creuset où notre avenir se dessine. Le caractère fondamental de sa mission justifie pleinement qu’elle représente la priorité pour un État attaché à la réussite individuelle et collective ,tout autant qu’au développement d’une société d’égalité des chances. Le système scolaire a dû répondre en quelques décennies à une croissance rapide du nombre d’enfants et de jeunes scolarisés sur un temps de plus en plus long. Ce n’était pas facile, cela a été réalisé, notamment grâce aux efforts, au dévouement et à la grande qualité de centaines de milliers d’enseignants. Mais cette réussite reste, en elle même, insuffisante. Malgré la croissance permanente et rapide de son budget (la France consacre plus de moyens financiers à l’école que la plupart de ses voisins), au nom d’un « toujours plus » qui a marqué la plupart des politiques suivies, les résultats de notre enseignement ne correspondent pas à nos attentes d’efficacité et de solidarité. Le privilège de la naissance existe plus que jamais et les facteurs socioéconomiques et culturels pèsent toujours davantage sur les parcours et fixent, dès les premières années, les trajectoires. La part des jeune d’origine « modeste » dans les grandes écoles qui était de plus de 20% dans les années 50 est tombée à moins de 10 % aujourd’hui. Les 80 000 élèves qui, à l’entrée au collège ont de grandes difficultés de lecture et d’écriture, les 150.000 jeunes qui sortent annuellement du système sans diplôme et qui vont, pour beaucoup d’entre eux, renforcer les rangs des chômeurs, viennent surtout des familles défavorisées. Cet échec de la formation initiale est frustrant et désespérant pour les individus, il pèse lourdement sur la réussite collective et la cohésion sociale.

Le système d’enseignement doit prendre conscience qu’il a une obligation de résultats plus que de moyens.

L’échec scolaire marque aussi l’échec de l’école. Une rénovation du service public de l’éducation doit avoir ce double objectif complémentaire : le rendre plus performant et plus égalitaire. En faire la condition de l’égalité des chances, le moyen privilégié de la mobilité sociale, un élément de la réussite collective.

 

Les valeurs de La Gauche Moderne, équité, responsabilité, justice sociale se traduisent dans notre projet pour l’école et pour l’éducation, comme s’y retrouve notre volonté de faire de l’école un tremplin pour tous, une possibilité donnée au plus grand nombre de jeunes de réussir leur vie citoyenne et professionnelle.

L’école doit aider à lutter contre les avantages et les handicaps héréditaires, grâce à un système exigeant et adapté à la diversité des situations, valorisant plusieurs parcours et recourant à une allocation appropriée, donc différenciée, des moyens. A la diversité des situations sociales et territoriales, à la nécessité de se rapprocher de leurs réalités, des besoins et des attentes à satisfaire pour permettre leur réussite, doivent logiquement correspondre des projets pédagogiques adaptés, des méthodes, des orientations différenciées ; la gestion des ressources humaines, l’évaluation et la formation des enseignants doivent aussi tenir compte des spécificités et des différences de situations, ce qui exigera autonomie des établissements, coopération des différents acteurs sociaux et locaux. Au-delà de son rôle de transmission du savoir, et d’école de la citoyenneté, l’école doit s’intéresser au devenir des élèves. Elle doit permettre une orientation satisfaisante, décliner une vision prospective de l’emploi. La France doit concevoir et organiser un service public de l’éducation, capable d’assurer son développement dans le cadre de la mondialisation, et de donner à sa jeunesse les moyens de construire son avenir. Pour qu’il soit à la hauteur de cette ambition, la France doit impérativement réformer ce service public. Toutes les réformes de l’enseignement, même celles qui étaient cohérentes dans leurs principes, se sont heurtées depuis des décennies à un système sclérosé et rigide dans sa forme, et à des oppositions, politiques ou corporatistes, qui ont conduit l’État à y renoncer ou à les vider de l’apport positif que pouvait avoir leur contenu. Il n’en est resté qu’une désorganisation de la situation antérieure, finalement préjudiciable au fonctionnement de l’institution et à la formation des élèves.

 

Au-delà de la conception des réformes, c’est la méthode qu’il faut revoir.

Aussi les propositions qui suivent et qui nous apparaissent nécessaires, ne pourraient en aucun cas, être mises en oeuvre globalement et brutalement. Il n’y aura pas de « grand soir » de l’éducation. Il n’y aura pas de « réforme globale » de l’éducation. Tout projet de réforme doit faire l’objet de concertations, de larges débats, avec les enseignants, avec les élus, avec les associations, mais aussi avec l’ensemble des citoyens, car, tous, nous sommes concernés par l’éducation. Rien ne doit être entrepris sans un certain consensus, mais il est aussi nécessaire, lorsque l’information a été large, le débat nourri, les négociations suffisantes, de maintenir les positions arrêtées sans céder à des oppositions minoritaires qui, pour violentes ou durables qu’elles soient, ne doivent pas faire renoncer à l’intérêt général.

La mise en oeuvre, par elle-même, doit être progressive, avec le plus souvent, des lieux et des périodes d’expérimentations, suivies d’évaluations.

 

Commission Education, de La Gauche Moderne

 

 


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Jeudi 25 juin 2009



Joignant les actes à la parole, par ce remaniement ministériel, le Président de la République a donné à l'exécutif les moyens de mettre en oeuvre l'ambitieux programme d'avenir, dessiné hier devant députés et sénateurs à Versailles.

La Gauche Moderne se félicite des choix opérés et de l'élan renouvelé qu'ils donnent à la politique de réforme juste, que la Gauche Moderne porte depuis sa création et retrouve dans les propos et les orientations politiques qu'impulse Nicolas Sarkozy. Le maintien de la politique d'Ouverture en est un instrument utile qui conforte l'aile gauche de la majorité que nous constituons, dans l'indépendance et dans la loyauté à ses partenaires.

La Gauche Moderne salue la nomination de son président Jean-Marie Bockel comme Secrétaire d'Etat auprès de la ministre d'Etat, garde des Sceaux, ministre de la justice et des libertés. Ce chantier qui fait partie des priorités énoncées hier par la Président est une mission d'importance, extrèmement motivante, au service du pays et de nos concitoyens.

La Gauche Moderne,
Le 23 juin 2009

La Gauche Moderne :
Président : Jean-Marie Bockel
Porte-Parole : Marielle Gallo et Daniel Marsin

Contact Presse :
pour la Gauche Moderne
06 61 34 79 78
emmanuel.dupouy@noos.fr

Pour mémoire :
Nathalie Dumas
Attachée de presse de Jean-Marie Bockel
06 71 26 40 28
nathalie.dumas@defense.gouv.fr


La Gauche Moderne : http://www.lagauchemoderne.org/

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