Dimanche 3 mai 2009
Un appel de personnalités, dans le Monde daté du 29 avril 2009

A l'occasion des réunions internationales consacrées à la crise mondiale, nous exprimons notre conviction que la Méditerranée peut être une source de croissance durable pour l'économie mondiale, un nouveau modèle de développement et de relations internationales.

Certes, la guerre à Gaza a plongé l'opinion publique mondiale dans la stupéfaction et le pessimisme. Elle a remis sur le devant de la scène cette image négative d'une Méditerranée source de problèmes pour l'ensemble du monde. Nous pensons qu'il y a erreur ! La Méditerranée peut être une chance !

Au-delà de conflits qui, pour être très douloureux, relèvent d'un passé qu'il faudra solder, le Bassin méditerranéen redevient un des carrefours stratégiques des échanges mondiaux. Il est la porte de l'Europe, avec un énorme potentiel de croissance : le sud et l'est de la Méditerranée, ainsi que l'Afrique subsaharienne.

Pour le grand dessein régional qui associe l'Europe à la Méditerranée puis plus tard à l'Afrique, l'Asie orientale a montré la voie : elle a su construire des relations internationales sur un modèle nouveau, dépassant les approches classiques d'échanges Nord-Sud fondés sur la domination, la délocalisation et le partage inégal. Les pays d'Asie de l'Est ont construit un espace commun fondé sur une économie productive, partageant de plus en plus la valeur ajoutée. Ils jouent au maximum des trois composantes des nouvelles relations internationales : la proximité géographique, la complémentarité, et les solidarités de fait - notamment environnementales.

La crise annonce une mutation fondamentale de l'économie mondiale et de la globalisation jusqu'ici sans régulation sérieuse, donc de nouveaux rapports sociaux et politiques. Cette mutation s'effectue selon trois axes : une économie fondée sur la production de valeurs dans l'économie réelle et non virtuelle ; une croissance économe des matières premières, promouvant de nouvelles activités durables et de nouveaux modes de consommation ; une géographie renouvelée par les solidarités de proximité, en lieu et place de la distinction obsolète entre Nord et Sud.

L'Union pour la Méditerranée doit être relue dans ce nouveau contexte qui appelle instamment à la redéfinition des relations entre les pays européens et les pays des rives sud et est. Tout ce qui manque à la rive nord, le dynamisme démographique, les marchés, l'énergie, on le trouve à quelques centaines de kilomètres au sud ; réciproquement tout ce qui manque au sud, notamment la technologie, l'organisation, et le cadre favorable à l'investissement et la productivité, on le trouve sur la rive nord.

Au-delà de ces nouvelles relations économiques, le Bassin méditerranéen peut être un laboratoire du nouveau modèle de développement, valorisant la diversité de ses civilisations, faisant face ensemble au terrible défi climatique de la région, inventant l'énergie de demain. Les besoins de rattrapage de la rive sud mais aussi ses potentialités sont tels qu'ils sont une occasion exceptionnelle pour l'essor d'industries nouvelles, de nouveaux comportements de consommation requis par la rareté des ressources et le danger climatique. Il est de l'intérêt du monde de voir cette Union se structurer sur ces bases nouvelles.

Nous sommes conscients que de nombreux obstacles se dressent sur ce chemin. En particulier, nous jugeons indispensable que l'Union européenne soutienne de manière plus décisive l'initiative arabe de paix au Proche-Orient. L'Europe se doit également d'aider la nouvelle administration américaine dans ses efforts pour trouver une solution juste au conflit entre Israéliens et Palestiniens en exigeant le respect par l'Etat d'Israël du droit humanitaire, des résolutions des Nations unies sur le conflit et des conventions de Genève.

Les mutations en cours commandent de mettre en oeuvre les projets qui se multiplient en Méditerranée dans le domaine de l'eau, de la dépollution, de l'énergie et notamment de l'énergie solaire, du transport, des technologies numériques, de la formation, de la santé, des mobilités circulaires. Cela passe prioritairement par la construction d'un espace financier intégré qui assure aux pays du sud et de l'est de la Méditerranée le flot des ressources et d'investissements nécessaires à une véritable convergence économique accélérée des deux rives, ainsi qu'un traité international qui sécurise les investissements et les transactions financières, et débouche sur une cour arbitrale euroméditerranéenne.

Notre appel est double :

- Aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, nous disons qu'ils ont une opportunité historique : avec le renouvellement de leur Parlement, de leur Commission, de leur budget et de leur gouvernance, ils doivent avoir pour objectif de mettre en place une ambitieuse politique méditerranéenne commune.

- Aux chefs d'Etat des rives sud et est, nous disons qu'ils doivent être les acteurs de cette Union pour la Méditerranée.

Il s'adresse aussi aux chefs d'entreprise des deux rives de la Méditerranée pour qu'ils intègrent leurs projets de développement dans ce nouvel espace.

La croissance de cette région, son avenir et sa place internationale en dépendent. Le monde en a besoin.

 

Les signataires sont tous membres du comité de parrainage politique de l'Institut de prospective économique du monde méditerranéen, l'IPEMed :

André Azoulay, président de la fondation Anna-Lindh (Maroc) ;

Emma Bonino, vice-présidente du Sénat (Italie) ;

Georges Corm, ancien ministre des finances (Liban) ;

Kemal Dervis, ancien ministre des affaires économiques et des finances (Turquie)

Felipe Gonzalez, ancien président de gouvernement (Espagne) ;

Elisabeth Guigou, députée, ancienne ministre (France) ;

Abderrahmane Hadj Nacer, ancien gouverneur de la Banque centrale (Algérie)

Mouloud Hamrouche, ancien chef de gouvernement (Algérie) ;

Alain Juppé, ancien premier ministre (France) ;

Fathallah Oualalou, ancien ministre des finances (Maroc) ;

Josep Piqué, ancien ministre des affaires étrangères (Espagne) ;

Romano Prodi, ancien président du conseil, ancien président de la Commission européenne (Italie) ;

Panagiotis Roumeliotis, ancien ministre de l'économie et des finances (Grèce)

Ismaël Serageldin, ancien vice-président de la Banque mondiale (Egypte) ;

Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères (France).


Article paru dans l'édition du 29.04.09. du Monde 

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Dimanche 3 mai 2009

Nous sommes un parti de gauche, fondé et animé par Jean-Marie Bockel, engagé et actif dans la majorité présidentielle.

Nous voulons moderniser la gauche en       faisant vivre ses valeurs fondamentales : le progrès, la liberté, l’équité, la solidarité et la justice sociale.

A la mondialisation économique, nous entendons répondre par une extension du politique par-delà les frontières en faveur d’une croissance durable.

 

Nous reconnaissons le rôle du marché, lieu d’échanges et de production des richesses, tout en nous opposant à la seule logique de la rentabilité maximale et immédiate. Nous avons le projet d’une société juste et solidaire, où la diversité acceptée participe à la cohésion sociale.


Nous voulons un Etat rénové, allégé et décentralisé, capable de fixer les grandes orientations, qui sache mieux cibler ses interventions en s’appuyant d’abord sur les ressources de la société civile et sur la régulation contractuelle. Nous souhaitons des services publics que l’autonomie et la responsabilisation rendront plus efficaces, au service des usagers.

La liberté, les initiatives individuelles et collectives, la responsabilité, la concurrence encadrée, le compromis entre sécurité et flexibilité, sont pour nous les moteurs du développement, condition du progrès social.


Sociaux-libéraux et européens, nous soutenons la politique de changement et de « réforme juste » qui est celle du Président de la République. Nous voulons tenir un langage de vérité, d’ouverture et de responsabilité.

Nous sommes de gauche et nous voulons répondre aux défis du monde moderne.

Nous avons choisi de nous appeler La Gauche Moderne.


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Dimanche 3 mai 2009

La crise d'abord boursière puis financière touche maintenant l'économie réelle. Même si les Français sont moins touchés que les autres, c’est le niveau d’activité

des entreprises qui recule, c’est le chômage partiel et les pertes d’emploi qui se multiplient, alors que piétine la consommation des familles. Épreuves douloureuses,

souvent ressenties comme injustes.

 

Pour y répondre, le Président et le gouvernement ont pris des mesures destinées à la relance de l’investissement, seule manière de contrer la dégradation de l’emploi et de permettre une reprise de l’activité. Cette réponse va dans le bon sens. 

 

Parallèlement, pour prendre en compte les inquiétudes et les revendications qu’ont porté les syndicats, des mesures destinées à soutenir les plus démunis et les plus vulnérables ont été décidées. 

• Pour ceux que le chômage menace, c’est la Sécurité sociale professionnelle qui se met en place avec les Contrats de Transition Professionnelle qui permettent un maintien du salaire qui ont été étendus et la couverture du chômage partiel a été portée à 90% du salaire net. 

• Une réduction de 66% de l’impôt sur le revenu va bénéficier à 6 millions de contribuables. Une avance de 200 Euros sera versée, avant la mise en place du RSA, ainsi qu’une prime de 150 Euros pour près de 3 millions de familles, une prime de 500 euros pour les chômeurs ayant travaillé de 2 à 4 mois, une augmentation de 7% du minimum vieillesse, de près de 5% de l’allocation adultes handicapés, l’instauration de Bons d’Achat de services...

 

Pourtant, le 19 mars des millions de français ont participé aux grèves et aux manifestations, mais force est de constater que leur message s’adresse d’abord au Medef:

• Aucune proposition sérieuse n’est venue de sa part pour proposer des solutions pour améliorer le partage de la richesse créée dans les grandes entreprises, comme l’a demandé Nicolas Sarkozy. Alors que de nombreuses PME et PMI innovantes, sont la preuve que l’intelligence et la bonne volonté permettent, même en temps de crise, que chacun reçoive un juste retour de ses efforts ;

• Il refuse de répondre sur l’interdiction des bonus scandaleux de ceux qui ont ruiné leurs entreprises et licencient ;

• Sur les salaires, dans l’attitude générale vis a vis des salariés, les propos des dirigeants du Medef manquent d’ouverture et de sens du dialogue.

 

Dans un contexte de crise comme celui que nous traversons, chacun des acteurs doit faire un pas vers l'autre pour forger des réponses susceptibles de renforcer le pacte social. Tout au contraire le MEDEF, en miroir avec le NPA d'Olivier Besancenot, comme le Parti socialiste dans son sillage, tous privilégient la voie de l'affrontement social, c'est la voie de la démagogie de l'irresponsabilité et de la discorde, elle ne mène à rien de bon ! Heureusement, ce n’est pas la voie

que les syndicats ont, ensemble, prise.

 

Le gouvernement, le Président ont fait leur travail, c’est aujourd’hui au dialogue social de s’engager fortement, pour faire avancer la société dans la voie de la justice et l’équité. Les  demandes des salariés, doivent être entendues, la compétitivité de notre pays et sa capacité de sortir de la crise le plus tôt possible doivent être préservées.

 

La France à besoin de la Réforme, les Français ont besoin de la Justice. C’est le message de La Gauche Moderne


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Dimanche 3 mai 2009

Nouvelle publication d'un article d'Elie Arié...

 

Ancien membre de la Commission-Santé du Parti Socialiste pendant plus de vingt ans, ancien Secrétaire National à la Santé du Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement pendant deux ans (2002-2004),  je crois aujourd’hui devoir dénoncer  la lourde responsabilité de la gauche dans  l’échec de ce qui aurait dû constituer son principal cheval de bataille, échec que j’ai trop longtemps vécu de l’intérieur :celui de la défense d’un système de soins public, égalitaire et de qualité, et d’en tirer les leçons avant qu’il ne soit trop tard.

 

En effet, au moment de la discussion, à l’ Assemblée, de la loi "Hôpital, Patients, Santé, Territoires", tout semble en place pour que nous revivions le scénario-catastrophe du plan Juppé de 1995.

 

Sans entrer dans les détails, rappelons que le plan Juppé était, économiquement, dans ses grandes lignes, d’inspiration étatiste et non libérale , et qu’il sauvegardait l’équilibre de l’ Assurance-Maladie sans un centime de privatisations (tout comme il sauvait le régime des retraites sans un centime de capitalisation) ; ayant, sans doute, trop chargé la barque en s’attaquant aussi aux régimes spéciaux des retraites (dont personne ne conteste plus, aujourd’hui, qu’il devait être réformé), il a dû être retiré sous la consternante conjonction, contre nature, de tous les conservatismes : celui des députés UMP ne voulant pas mécontenter le corporatisme de leur électorat médical, et celui du Parti Socialiste qui, tout en approuvant ce plan, a cru devoir s’y opposer parce que son électorat manifestait contre lui, et qu’il fallait bien qu’il suive ses troupes s’il voulait paraître en être le chef ; après quoi, parvenu au pouvoir en 1997, le gouvernement Jospin a évidemment mis en œuvre son volet santé ; j’ai eu malheureusement l’occasion de vivre, de l’intérieur, ce grand moment de victoire de l’électoralisme sur le courage politique, même si nous avons été quelques uns à manifester notre soutien à cette réforme dans une tribune parue dans « le Monde », et qui ne nous a d’ailleurs valu aucune sanction.

 

C’est aujourd’hui la même alliance que nous voyons se mettre en place entre les éléments les plus conservateurs du corps médical, qui s’apprêtent à manifester contre l’ « étatisation de la médecine », les députés UMP inquiets pour leur réélection, et un Parti Socialiste qui s’imagine, à nouveau, que le nec plus ultra de  la stratégie politique consiste à s’opposer à toute mesure du gouvernement dans l’espoir de lui succéder ainsi au pouvoir par le jeu de l’alternance automatique, pourtant déjà pris en défaut en 2007.

 

Mon propos n’est pas d’entrer, ici, dans le détail technique de ce texte de loi- même si c’est dans les détails que se niche le diable, ce qui devrait faire l’objet de dépôts d’amendements constructifs - mais dans l’absurdité du discours politique dans lequel se réfugie le Parti Socialiste pour justifier un vote négatif dont le principe semble acquis d’avance.

 

On l’entend, avec stupeur, dénoncer une « privatisation » de l’hôpital…comme si cette réforme, qui n’est pas encore votée, pouvait être rendue responsable de la répartition qui s’est faite, ces vingt dernières années, entre le rentable (chirurgie programmée)  au secteur privé et le déficitaire (urgences, médecine, gériatrie) au secteur public, répartition aujourd’hui pratiquement achevée, sous les auspices de la loi actuelle et que le Parti Socialiste n’a jamais tenté d’empêcher !
Et alors que la Fédération Hospitalière de France, regroupant l’ensemble des hôpitaux publics et présidée par l’ancien Ministre de la Santé socialiste Claude Evin, soutient les grandes lignes de cette réforme, et qu’à l’inverse, les médecins spécialistes libéraux travaillant dans les cliniques privées annoncent une journée de manifestation contre elle…ce sont ces derniers que le Parti Socialiste s’apprête à soutenir !

 

Sans craindre la contradiction, cette dénonciation de la « privatisation » de l’hôpital s’accompagne de celle de son … « étatisation » (mot qui ferait désormais peur à la gauche ?) , au prétexte que les futures  Agences Régionales de Santé, ayant pour mission d’harmoniser enfin la médecine hospitalière avec la médecine de ville, et dont la création figure pourtant au programme du Parti Socialiste depuis une dizaine d’années, seraient placées sous l’autorité d’un représentant de l’ Etat : on croit rêver !
Pour la gauche, l’organisation de la Santé ne figure-t-elle pas pourtant dans les missions fondamentales de l’ Etat, et de son bras armé, le Ministère de la Santé? Et qui donc devrait les présider : un syndicaliste, un chef d’entreprise, un conseiller régional ? Dans quelle République vivrions-nous, si un élu local avait plus de pouvoirs que le Gouvernement et le Parlement ?

 

Autres sujets d’étonnement, les critiques :

 

- du principe de la tarification à l’activité, dite T2A. Même si ses effets pervers doivent être corrigés, même si le montant et les modalités de fixation de son volet consacré aux missions spécifiques de l’hôpital public (MIGAC) doivent faire l’objet d’amendements, comment le Parti Socialiste peut-il feindre d’ignorer que, grâce au plan Juppé, c’est le Parlement qui vote le total des sommes allouées aux hôpitaux (l’ ONDAM), et que la T2A n’est qu’un outil de répartition de cette somme entre les différents établissements, remplaçant l’ancien système qui augmentait chaque année le budget de tous les hôpitaux d’un taux unique national, sans tenir compte de leur (in)activité réelle et de tous les changements démographiques qui avaient pu s’opérer depuis vingt ans ;

 

-du renforcement des pouvoirs des directeurs d’hôpitaux face à celui du corps médical, pour qui les objectifs de santé publique n’ont jamais constitué une préoccupation majeure ;

 

-de la limitation de la liberté totale d’installation des médecins, au mépris des besoins de la population ;

 

-le soutien si peu sincère mais tellement électoraliste du Parti Socialiste au maintien des hôpitaux dits « de proximité » en sous-activité et à risques, et qu’il tente pourtant, lui aussi, lorsqu’il est au pouvoir, de transformer en hôpitaux de long et moyen séjour.

 

Ce sont ces contradictions qui expliquent l’étonnant silence de la gauche, lors de toutes les campagnes électorales, sur ce sujet majeur de préoccupation des Français qu’est la santé, et sa tendance à se cantonner dans les slogans si peu crédibles :

 

-          du « toujours plus de moyens », alors que la France est maintenant au 3è rang mondial pour la part du PIB consacré au système de soins, et qu’on nous annonce un déficit de 15 milliards d’ Euros de l’ Assurance-Maladie,

 

-          et du spectre de la « médecine à deux vitesses », alors qu’une médecine à seulement deux vitesses constituerait un énorme progrès social dans un pays où coexistent ceux qui sont remboursés à 100% et ceux qui ne le sont pas ; ceux qui ont une bonne assurance complémentaire, ceux qui en ont une mauvaise, et ceux qui n’en ont aucune ; ceux qui vivent dans un désert médical et ceux qui vivent dans une ville où ils ont l’embarras du choix de leur médecin ;ceux qui vivent dans des villes où il n’existe plus, dans certaines spécialités, aucun médecin pratiquant les tarifs conventionnels, et ceux qui vivent dans des villes où il en existe encore ;ceux qui ont à leur disposition un choix de différents hôpitaux, et ceux qui n’en ont qu’un seul proche de chez eux ; ceux qui ont la chance que le seul hôpital proche de chez eux soit un bon hôpital, et ceux qui n’ont pas cette chance ;ceux qui ont les informations ou les relations pour savoir si tel médecin ou tel hôpital sont à recommander ou à éviter, et ceux qui ne les ont pas…

 

 

Tant que le Parti Socialiste n’utilisera la politique de santé que comme un argument électoraliste, se cantonnera à l’attitude protestataire et laissera à la droite le soin de réaliser des réformes nécessairement impopulaires, il ne faudra pas s’étonner de le voir perdre chaque jour davantage son identité et sa crédibilité de parti de gouvernement de gauche.

 

 

Elie Arié


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Dimanche 3 mai 2009
Le Premier communiqué de la Gauche Moderne, sur les élections européennes :

La crise l’a montré, nous souffrons d’une insuffisance d’Europe. Même si, grâce à la force de conviction et à l’obstination du Président de la République Française, les pays européens ont su se rejoindre sur l’essentiel, et trouver le chemin d’une coordination minimum,   la réponse à la crise, la prise de décision et le passage à l’action auraient été encore plus rapides et plus  efficaces si les 27 Etats avaient été structurellement plus unis et animés d’une volonté commune.

 

On a besoin de plus et de mieux d’Europe. Une Europe politique, capable de faire des choix stratégiques,  de décider et de mener des politiques communes. C’est affaire d’institutions – et nous voulons favoriser la ratification définitive du traité de Lisbonne- c’est aussi, comme l’a montré Nicolas Sarkozy, affaire de volonté. C’est cette Europe, active, protectrice et solidaire que les candidats de La Gauche Moderne, présents sur les listes de la majorité présidentielle aux côtés de l’UMP et du Nouveau Centre, défendront pendant la campagne, et c’est pour lui donner toute sa force qu’agiront, à Bruxelles et Strasbourg, ceux qui seront élus.

 

Marc d’HERE

Porte parole de La Gauche Moderne, pour les Européennes.

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